VILLE CLOSE entrée ville close PORT OUVERT

VILLE CLOSE - PORT OUVERT

Accueil         Port de pêche      Port de commerce      Port de plaisance       Evènements          Partenaires et amis        Petites annonces       Contact  

                                      permis bateau        permis mer       permis fluvial        CRR        tarifs permis bateau
  
Grace à la beauté de ses paysages et la douceur de son climat, le site de Concarneau (Konk-kerne en breton) est fréquenté depuis la nuit des temps et peut-être même avant (juste après le big bang).saint guenoléroi gradlon

Des  mégalithes et des vestiges préhistoriques attestent de la présence de peuplement au néolithique.
Au Vème siècle, Gradlon, roi de Cornouaille, fait don à Guénolé (461-532), fondateur de l'abbaye de Landevennec, d'une propriété de cinq maisons sur l'ilot de Conq en la paroisse de Beuzec. les moines y établirent un prieuré, favorisant le développement d'une communauté.


Du VIIème au IXème siècles, l'endroit est successivement occupé par les Pictes, les Francs, les Bretons. Jusqu'au Xème siècle, le système défensif se résume à quelques fossés entouré de palissades. 



Au XIVème siècle, Concarneau devient la 4ème place fortifiée de Bretagne. En 1373, après une occupation anglaise d'une trentaine d'années, lors de la guerre de succession du Duché de Bretagne, Duguesclin rend la ville à Charles de Blois, candidat de CharlesV, Roi de France .
En raison des progrès de l'artillerie et de la menace d'incursions anglaises, le Duc Pierre II ordonne la reconstruction des murailles en 1'an 1451. Les travaux dureront une trentaine d'années. A la suite du mariage d'Anne de Bretagne en 1491 avec Charles VIII, roi de France, la ville devient place royale.  La ville de nouveau bien défendue voit le négoce se développer. A la population de pêcheurs vient se joindre des notables et commerçants. Par le port  transitent  les tonneaux de vins d'Aquitaine,  les pots de sel de Guérande, les ballots de poisson séchés, les poteries.
   
                                               
duguesclin-charlessV Anne de Bretagne Charles VIII DUQUESNE VAUBAN
CharlesDuguesclin fait allégeance à Charles V  Anne de Bretagne Charles VIII Statue de Duquesne Vauban
                                                  


Au XVIème  siècle, les  guerres de religion entre catholiques et protestants font des ravages. Une poignée de huguenots tentent un coup de main et s'emparent par surprise de la place forte de Concarneau en 1577. Ils ne la conservent que quelques jours et sont rapidement massacrés avant l'arrivée de renforts.

Le XVII ème siècle voit le développement  de la construction navale avec la commande en 1626 de la mise en chantier sur la vazsière de Concarneau de 30 vaisseaux pour le compte  de la Marine du Roi. Abraham Duquesne, Officier Général des armées navales,  achète la propriété du Moros et avec l'aide de ses frères Jacob et Etienne arme des navires  à la course pour chasser l'Anglais. La pêche sardinière prend de l'ampleur avec l'apparition des presses à sardines. Cependant, la pression fiscale provoque des insurrections paysannes  et en 1675, en Basse Bretagne éclate la révolte du Papier Timbré (dite aussi des Bonnets Rouges).
A la mi-août, 4000 paysans marchent sur Concarneau. L'envoi de la troupe, quelques exécutions et condamnations aux galères arrivent à bout de la rebellion.
Vers 1680, Vauban visite Concarneau et ordonne des travaux dans l'objectif d'améliorer le système de défense. Faute de moyens financiers, et en raison des progrès de l'artillerie, ces travaux sont  limités à quelques aménagements, et l'enceinte fortifiée perd de son importance stratégique.  Des batteries côtières sont installées pour défendre l'accès du port.

Au début du XVIII ème siècle, les fortifications désertées par les militaires restent sans entretien, la ville se dépeuple et s'appauvrit. Mais bientôt le développement des presses à sardines relance la pêche et le commerce. La rogue, appât pour attirer la sardine, est importée de Norvège par des négociants, qui achètent les barils de sardines pour les exporter vers le Sud. Des tensions naissent régulièrement entre commerçants accusés de spéculer sur le prix de la rogue et les pêcheurs se sentant exploités et soumis  aux menaces des  corsaires anglais  ou réduits à la misère lors de la disparition de la sardine.  Après le renversement de la monarchie au profit de la bourgeoisie, la période révolutionnaire offre l'occasion au parti des matelots de s'emparer provisoirement de la municipalité. En 1795, le port abrite environ  300 embarcations, mais les guerres de l’Empire entrainent le blocus des côtes et le déclin du port.

Le début du XIX siècle voit l'arrivée en 1905 du Vétéran, vaisseau commandé par Jérome Bonaparte. Le navire pourchassé par la flotte anglaise trouve abri dans le port où il va rester jusqu'à l'été 1809. 
Les progrès techniques de la conservation permettent au milieu du XIX ème siècle le développement des usines de fritures, et les cheminées d'usines vont bientôt faire de l'ombre au clocher de la chapelle de La Croix sur la corniche. Le prix des terrains flambent, les campagnes fournissent la  main d'oeuvre qui s'entasse dans les quartiers périphériques. Les précurseurs de la friture, les nantais Philippe et Canaud,  sont rejoint par les banquiers Péreire, créateurs de la CGM (Compagnie Générale Maritime), qui fondent l'usine Palmer dans le quartier de la Croix. D'autres, Nantais et méridionaux ou locaux reconvertissant leurs presses à sardines suivent, Chantereau, Tertrais, Bouvais-Flon,  Azema, Billette, Rödel, Roulland, Penanros. En 1876, ce sont 18 conserveries qui envoient la sardine en boite à travers le monde.
Cette deuxième partie du XIX ème siècle voit se développer également la vocation balnéaire de Concarneau. Les artistes viennent s'y reposer, se ressourcer, s'y inspirer. Gustave Flaubert y séjourne en 1875  et commence à écrire "la légende de Saint Julien l'Hospitalier". De nombreux peintres se retrouvent sur les quais pour jeter sur la toile les émotions que leur inspirent les voiles des barques et chaloupes, les femmes en coiffe,  les vareuses en toile des pêcheurs. Ils sont parisiens, anglais, scandinaves ou américains, et certains plantent leur chevalet définitivement comme l'Américain Fromuth, arrivé en 1890 et mort en 1937 à Concarneau. La Princesse Zénaïde Narychkine, veuve du prince Boris Youssoupoff  fait transformer par l'architecte Bigot, le manoir de Keriolet en chateau baroque où elle s'installe avec le compte de Chauveau, son mari.
Gustave Flaubert plan conserveries ZENAIDE NARYCHKINE MANOIR DE KERIOLET THONNIERS SARDINIERS FROMUTH
Gustave Flaubert PLAN CONSERVERIE Princesse Zenaide Narychkine Manoir de keriolet THONNIERS SARDINIERS FROMUTH

Le XXème siècle débute dans  le désarroi. La sardine a disparu. Les bateaux vont tenter leur chance dans d'autres lieux. La misère s'installe. Quelques bonnes volontés se rassemblent en 1905 pour organiser une fête de bienfaisance pour secourir les familles de pêcheurs. Ce sera l'origine de la fête des filets bleus, symbole de la solidarité de la ville avec ses pêcheurs. 
La volonté des industriels de la conserve de mécaniser leur outil de production s'oppose aux ouvriers soudeurs et ferblantiers menacés de licenciement. Des grèves dures et des machines cassées entraineront l'intervention de la troupe en 1910.  Comme partout ailleurs, la première querre mondiale amène son flot de réfugiés et la suspicion sur les étrangers ou les marginaux et beaucoup d'enfants du pays ne le reverront pas, seuls leurs noms couvriront les monuments érigés à leur mémoire.
Entre les deux guerres, la pêche au thon concurrence le monopole de la sardine, la motorisation fait son apparition et le port va devoir se développer. Le quai d'Aiguillon sera agrandi pour permettre l'accueil des petits cargos, puis en 1938, la criée s'installe sur le quai du Lin.
La seconde guerre mondiale  voit en 1940 le repli des gros chalutiers et mareyeurs boulonnais sur Concarneau et à la fin du conflit, les bombardements sur le port de Lorient ont forcé les navires à s'abriter à Concarneau. La paix retrouvée, la motorisation s'impose, et Concarneau devient le troisième port de pêche français en tonnage et se prépare à conquérir le première place pour la pêche au thon tropical.